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Résumé :
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Depuis 1831, la Constitution belge garantit la liberté d’enseignement. Celle-ci a permis le développement d’un réseau très important d’écoles catholiques, qui aujourd’hui encore scolarisent une majorité d’élèves, fait assez exceptionnel en Europe. Les pouvoirs publics ne se sont impliqués que de façon tardive dans l’enseignement : le Ministère de l’Instruction publique a vu le jour en 1879, et la loi sur la scolarité obligatoire n’a été adoptée qu’en 1914 [1]. La place à réserver à l’enseignement de la religion, et plus largement le rôle du clergé dans l’organisation de cet enseignement, ont constitué une source de conflits entre catholiques, d’une part, et libéraux (rejoints par après par les socialistes), d’autre part. La lutte a été tellement âpre qu’elle a justifié l’appellation de « guerres scolaires » donnée aux moments de cristallisation des tensions.
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