Titre : | « Bon » sujet féministe pour l’Occident, « mauvais » sujet au Maroc, et vice versa (2024) |
Auteurs : | Emmanuelle David, Auteur |
Type de document : | Article : Article de revue |
Dans : | Raisons politiques (n°95, 2024/3) |
Article en page(s) : | 19 pages |
Langues: | Français |
Sujets-matières : |
intersectionnalité
féminisme égalité des chances |
Résumé : |
Interroger la manière dont les rapports Nord-Sud façonnent la définition des sujets légitimes et illégitimes du féminisme implique de s’appuyer à la fois sur les études intersectionnelles et sur les courants féministes postcoloniaux et critiques des rapports Nord-Sud. En effet, l’identification de processus de légitimation d’un sujet féministe plutôt qu’un autre a été formulée à partir
du repérage et de la dénonciation de phénomènes d’exclusion. L’histoire des groupes féministes est émaillée de mises à l’écart des sujets perçus comme illégitimes, qu’il s’agisse de distinctions fondées sur une base raciale, liées à l’orientation sexuelle ou encore à la religion. À cet égard, l’élaboration du concept d’intersectionnalité a permis une reformulation fondamentale de ces critiques. De plus en plus de travaux soulignent notamment les logiques de reproduction des rapports de pouvoir entre féministes blanches et racisées dans des collectifs militants en Occident. Au cœur de ces critiques se situe la question centrale de la représentation politique et de la définition des intérêts à défendre. |
Fonds : | Courant |