| Titre : | Orientation : comment trouver sa voie ? (2026) |
| Auteurs : | Timothé Fillon, Auteur |
| Type de document : | Article : Article de revue |
| Dans : | Eduquer : tribune laïque (N°198, Février 2026) |
| Article en page(s) : | Pages 11 à 27 |
| Langues: | Français |
| Sujets-matières : |
pénurie
niveau d'études et/ou de qualification et/ou de formation accès au savoir, à la culture et à l'information pédagogie / méthodes pédagogiques / sciences psychopédagogiques |
| Résumé : |
«Connais-toi toi-même», inscrite sur le temple de Delphes, cette sentence guidait les pérégrinations des Grecs
antiques. Nietzsche en fera plus tard: «Deviens qui tu es.» Aujourd’hui, les élèves cherchent leur fil d’Ariane dans le dédale des choix scolaires. Mais la sortie du labyrinthe, la trouvent-ils par leurs propres forces ou y sont-ils guidés malgré eux par leur origine sociale? L’orientation est-elle un choix libre ou le résultat de contraintes intériorisées? Entre témoignages d’élèves, paroles de conseillères et éclairages de chercheur·euses, ce dossier explore cette question existentielle. En Belgique francophone, plus de 150 options existent dans le secondaire. Une démultiplication des possibles qui peut autant émanciper que déboussoler. D’autant que ces choix fonctionnent parfois comme des mécanismes de relégation sociale. Le projet de réforme introduisant des options orientantes dès la troisième secondaire cristallise ces inquiétudes: l’orientation risque de se transformer en tri précoce. L’enseignement supérieur connaît lui aussi de profondes mutations: décret paysage, hausse du minerval, autant de réformes qui accentuent l’angoisse du bon choix. Dans les campus, beaucoup tâtonnent, se réorientent et parfois abandonnent. Le témoignage d’Alice révèle comment un parcours singulier peut éclairer les mécanismes généraux de l’orientation, où les errances du présent se relisent au passé comme un cheminement nécessaire. Des conseillères d’orientation partagent leur quotidien, travaillant dans l’étroit périmètre entre déterminisme mécanique et liberté absolue. Deux chercheur·euses livrent les résultats d’une étude wallonne qui bouscule les idées reçues: se former à un métier en pénurie ne garantit ni insertion rapide ni stabilité. En misant sur l’éducation comme levier social, la Ligue de l’enseignement plaide pour une orientation véritablement émancipatrice, qui permettrait à chacun·e de trouver son propre Orient, sans que cet horizon soit voilé par son origine sociale. Car si les déterminismes écrivent des partitions, l’école peut donner à chacun·e les chances d’y jouer sa propre mélodie. |
| Note de contenu : |
Ce dossier contient : - Réforme de l'orientation : guider ou trier ?, p.12 - Conseiller l'orientation : accompagner sans imposer, p.16 - Au salon de l'orientation, dans les allées du choix, p.19 - Pourquoi les jeunes décrochent des études supérieures, p.22 - Métiers en pénurie : et si le problème n'était pas la formation ?, p.25 |
| Fonds : | Courant |

