| Titre : | Faire l’école coranique en Côte d’Ivoire et en Guinée : islam, politique et éducation en Afrique de l’Ouest (2026) |
| Auteurs : | Issouf Binaté, Auteur ; Sékou Traoré, Auteur ; Yaya Tamela, Auteur |
| Type de document : | Article : Article de revue |
| Dans : | Education et sociétés (n°55, 2025/3) |
| Article en page(s) : | Pages 35 à 51 |
| Langues: | Français |
| Sujets-matières : |
branches enseignées
Afrique de l'Ouest et Sahel Côte d'Ivoire Guinée religion islamique |
| Résumé : | L'’enseignement coranique est une réalité vivace en Afrique subsaharienne, tant l’islam –dont il découle– reste un outil important de régulation de la vie en société. Les chercheurs intéressés à cette religion ont montré la part de ces institutions éducatives dans sa diffusion et l’islamisation au-delà des foyers traditionnels arabo-musulmans (Sanankoua 1985, Fadiga 1988, Brenner 1991, Cissé 1992 et 1998, Meunier 1995, Binaté 2012, Ware 2014, Launay 2021). En dépit des bouleversements sociopolitiques à l’origine de la disparition des empires de la boucle du Niger, l’enseignement coranique résista à l’altération du temps en s’adaptant aux circonstances du moment, devenant ainsi le terreau de la formation de base en islam (Triaud 2022, Kodjo 1984). Cette institution a été promue par une figure d’autorité, le marabout, également connu sous différentes appellations selon la localité : “cheikh” en maure, “serigne” en wolof et sérère, “thierno” ou “alfa” en peulh et toucouleur, “fodé” ou “karan-mo” en soussou et “karamôgô” ou “mory” en malinké. Toutes ces appellations désignent un érudit musulman, réputé pour ses connaissances ou sa piété, appartenant généralement à une classe sociale, parfois accessible par des liens d’ascendance et jouissant d’un grand prestige au sein de la société. À lui seul, il personnalisait et portait les ambitions d’une culture savante traduite par un savoir être et savoir-faire dans la société |
| Fonds : | Courant |

