| Titre : | L’apport des universités privées franco-arabes dans le développement éducatif et culturel au Niger (2026) |
| Type de document : | Article : Article de revue |
| Dans : | Education et sociétés (n°55, 2025/3) |
| Langues: | Français |
| Sujets-matières : |
accès au savoir, à la culture et à l'information
Niger Afrique de l'Ouest et Sahel enseignement |
| Résumé : | A l’instar de nombreux pays sahéliens, le paysage éducatif nigérien est marqué par la coexistence de plusieurs systèmes d’enseignement. D’une part, le système scolaire formel est hérité de la colonisation française. D’autre part, le pays a également conservé et développé un enseignement arabo-islamique caractérisé à la fois par des écoles coraniques informelles et par un système franco-arabe formel. Les écoles coraniques informelles sont les formes d’enseignement les plus anciennes et les plus répandues dans le pays tandis que l’enseignement franco-arabe a été institué durant l’époque coloniale en vue de séduire une partie des populations réfractaires à l’école coloniale et pour enseigner le français à un public arabisant. Les établissements franco-arabes offrent un enseignement bilingue (français et arabe) et mixte (religieux et séculier). En intégrant la langue arabe dans ces écoles, le pouvoir colonial avait l’espoir que la plupart des familles récalcitrantes allaient adhérer à son initiative. La première médersa fut créée à Say (55 km au sud-ouest de Niamey) par la délibération n° 33-57 de l’assemblée territoriale du Niger en date du 12 décembre 1957. Par la suite, l’arrêté n° 005/MEN du 2 janvier 1966 établit un véritable programme de développement du secteur franco-arabe au même titre que les écoles laïques (Villalón, Idrissa & Bodian 2012). Ce système éducatif bilingue franco-arabe est donc le fruit d’une rencontre entre deux traditions éducatives distinctes : l’enseignement arabo-islamique ancré dans les pratiques éducatives locales depuis plusieurs siècles, et l’enseignement formel laïc introduit au Niger durant la colonisation. Cette dynamique éducative répond à une double exigence : préserver les fondements culturels et religieux des populations en majorité musulmanes tout en s’adaptant aux impératifs du marché de l’emploi. |
| Fonds : | Courant |

