| Titre : | Laïcité, école publique, citoyenneté : des combats toujours d'actualité pour la Ligue : dossier (2026) |
| Auteurs : | Jacques Martel, Auteur |
| Type de document : | Article : Article de revue |
| Dans : | Eduquer : tribune laïque (N°200, Avril 2026) |
| Article en page(s) : | Pages 10 à 26 |
| Langues : | Français |
| Sujets-matières : |
religion et/ou laïcité
cours de philosophie et de citoyenneté histoire / sciences historiques |
| Résumé : |
À l’occasion du 200e numéro de la revue Éduquer, nous revenons sur les combats menés par la Ligue et donnons la parole à ceux qui les portent. Depuis plus de cent soixante ans, elle défend une idée simple et exigeante : une école réellement libre de tout dogme, garantissant à chacun la possibilité de choisir ses options philosophiques, religieuses ou morales, au sein d’une école publique pour tou·tes. Cette vision rejoint celle de systèmes éducatifs performants, comme en Finlande, où toutes les écoles sont publiques et où les résultats figurent parmi les meilleurs.
Dans un monde traversé par les guerres, les fake news et l'aveuglement devant les crises climatiques, l’éducation reste un rempart essentiel. Le principe du libre examen en est le cœur : non pas une liberté d’expression sans limites, mais une méthode de pensée fondée sur le raisonnement scientifique et la vérification des faits. Trop souvent confondu avec l’expression individuelle exacerbée, le libre examen vise au contraire à former des esprits autonomes, capables de prendre distance avec leurs appartenances particulières pour devenir des citoyen·nes libres. Pourtant, les défis persistent. Les valeurs matérielles dominent, les inégalités se creusent, et la ségrégation scolaire demeure forte : le réseau libre confessionnel concentre 5,5 fois plus d’écoles de riches que les autres. Comment construire ainsi une société démocratique lorsque l’école reproduit les fractures sociales ? La crise de la profession enseignante en est un autre symptôme : un enseignant sur cinq quitte le métier dans les trois premières années. Au-delà de la question salariale, c’est la reconnaissance sociale et le sens du métier qui sont en jeu. La création du cours de philosophie et de citoyenneté, comme lieu d’apprentissage des conditions de la démocratie, du jugement critique, de la formation d’un commun, incarne par excellence la réalisation des valeurs promues par la Ligue. Mis en place il y a dix ans, il demeure fragilisé, et ne pourra prendre son ampleur qu’en passant à deux heures par semaine. Par les voix de son ancien président Guy Vlaeminck, du professeur à l’ULB Jean-Philippe Schreiber et du maître-assistant en philosophie Thomas Gillet, ce dossier d’Éduquer explore ces enjeux. Il rappelle que défendre les valeurs de la Ligue, aujourd’hui encore, c’est croire en une école émancipatrice, juste et ambitieuse — condition indispensable d’une société véritablement démocratique. |
| Note de contenu : |
Ce dossier contient : - 160 ans de lutte pour une école publique, neutre et émancipatrice, p.12 - L'école publique d'hier à aujourd'hui, p.16 - Défendre et développer le cours de philosophie et citoyenneté, p.19 - Deux heures de philo et citoyenneté, une urgence démocratique, p.22 - "Le libre examen, un outil pour résister au temps présent". Entretien avec Jean-Philippe Schreiber, p.24 |
| Fonds : | Courant |

