| Titre : | Étudier et travailler en France : entre rigidités institutionnelles et recompositions de l’emploi étudiant (2026) |
| Auteurs : | Elise Tenret, Auteur ; Marie Trespeuch, Auteur ; Elise Verley, Auteur |
| Type de document : | Article : Article de revue |
| Dans : | Les politiques sociales (N°1-2, 2026) |
| Article en page(s) : | Pages 10 à 23 |
| Langues : | Français |
| Sujets-matières : |
enseignement supérieur
France étudiants (enseignement supérieur) |
| Résumé : | Depuis plusieurs décennies, l’enseignement supérieur français a connu une massification notable, entraînant une diversification des profils sociaux des étudiant·es qui a déjà été largement documentée (Erlich, 1998 ; MESR & SIES, 2025). Ce changement structurel aurait pu amener à repenser la place du « temps étudiant », à adapter les rythmes pédagogiques, à reconfigurer les aides sociales ou les modalités d’insertion professionnelle. Pourtant, la norme institutionnelle dominante en France reste celle d’un·e étudiant·e disponible et principalement dédié·e à ses études (Charles, 2016 ; Van de Velde, 2008), l’emprise des études demeurant une norme culturelle (Dubet & Duru-Bellat, 2024). Ce modèle, qui continue de structurer l’expérience étudiante – non seulement sur le plan pédagogique, mais aussi sur le plan temporel – se heurte pourtant à l’impératif pour nombre d’étudiant·es d’avoir recours à une activité rémunérée. Or, combiner études et activité rémunérée engendre souvent des tensions importantes : sur le temps disponible (Beduwé et al., 2019), sur la qualité des apprentissages (Coulon, 2005 ; Paivandi, 2018), sur les rythmes de vie, sur la santé mentale (Belghith, Beswick & Verley, 2020), etc. Loin de représenter un simple « complément », l’emploi peut être une expérience centrale dans la trajectoire étudiante, en particulier pour les étudiant·es les plus précaires économiquement. |
| Fonds : | Courant |

