| Titre : | La fabrique de l’électorat. Pour une praxiographie de la participation politique au Cameroun (2025) |
| Auteurs : | Georges Macaire Eyenga, Auteur |
| Type de document : | Article : Article de revue |
| Dans : | Participations (n°40, 2024/3) |
| Article en page(s) : | Pages 195 à 222 |
| Langues : | Français |
| Sujets-matières : |
Cameroun
élections |
| Résumé : | réparti·es dans 360 antennes communales à travers le pays, soit une moyenne de 7,5 agent·es par antenne. En raison des différences démographiques et de la taille des territoires, certaines antennes ont plus d’agent·es que d’autres. Ces agent·es sont responsables de l’enregistrement biométrique des citoyen·nes dans le registre national de vote. Une fois recruté·es, une partie de ces agent·es se forme à travers des séminaires, tandis que l’autre le fait dans le vif des enregistrements sur le terrain. Pour comprendre ce que fait concrètement Elecam [1], j’ai suivi une agente du nom d’Ernestine, âgée de 40 ans et opératrice de kits au sein de cette organisation depuis 2010. Elle travaille à l’antenne d’Elecam située à Soa, une ville universitaire à quinze kilomètres du centre de Yaoundé, la capitale du pays. Tracer l’activité d’Ernestine permet de penser les registres de vote biométriques et la possibilité technique d’être inscrit·e, d’obtenir une carte et d’exercer son droit de vote. En tant que street-level bureaucrat (Lipsky, 1980), Ernestine m’a décrit le processus d’enregistrement et les contraintes qui pèsent sur cette activité. Six autres agent·es de l’antenne de Nkolmesseng (5e arrondissement de Yaoundé) ont partagé leur expérience lors d’un focus group que j’ai animé, en soulignant les défis de l’enregistrement dans un contexte caractérisé par un déficit infrastructurel et « une crise profonde des documents d’identité » (Eyenga, Omgba Mimboe, Bindzi, 2022). |
| Fonds : | Courant |

