| Titre : | Les réseaux sociaux en territoire populaire : des usages électoraux informatifs et fragmentés (2025) |
| Auteurs : | Marie Neihouser, Auteur ; Tristan Haute, Auteur |
| Type de document : | Article : Article de revue |
| Dans : | Participations (n°40, 2024/3) |
| Langues : | Français |
| Sujets-matières : |
réseaux sociaux et/ou blogs
élections |
| Résumé : | À l’occasion de la campagne présidentielle de 2022 en France, les équipes de campagne ont mobilisé les outils et réseaux sociaux numériques afin de s’adresser à l’ensemble des électeurs et électrices et notamment à ceux et celles des classes populaires. Pour ce faire, ces équipes ont, lors de certaines séquences, repris dans leur communication en ligne des codes propres à la culture populaire et aux réseaux sociaux. Plusieurs candidat·es ont notamment diffusé sur leurs comptes des vidéos avec des personnalités publiques identifiées comme ayant une forte audience dans les milieux populaires. Pour ne prendre que quelques exemples, après avoir quelques mois plus tôt répondu aux questions des youtubeurs McFly et Carlito [1], Emmanuel Macron et son équipe ont repris les codes d’une série Netflix dans un clip de campagne intitulé Le Candidat et diffusé sur YouTube [2]. Jean-Luc Mélenchon, grâce à ses comptes sur TikTok ou Twitch et à sa maîtrise de ces réseaux, est quant à lui devenu, selon certains commentaires, la « star des réseaux sociaux chez les jeunes » durant la campagne [3]. Parallèlement, une partie des commentaires, médiatiques notamment, ont insisté à l’issue du scrutin sur le rôle qu’auraient joué les réseaux sociaux dans les quartiers populaires – et chez les jeunes en particulier – en faveur de la mobilisation électorale et du vote Mélenchon [4]. Pourtant, on ne sait que peu de choses sur la manière dont les électeurs et électrices, en particulier dans les quartiers populaires, se saisissent du numérique en contexte électoral |
| Fonds : | Courant |

