|
Résumé :
|
En 1923, grâce à l’impulsion des pouvoirs publics, naît la Société anonyme belge d’exploitation de la navigation aérienne (Sabena). À cette époque, le transport aérien est en pleine construction. La Belgique entend jouer un rôle clé dans l’essor de ce secteur en Europe, dont la Sabena serait le symbole et l’aéroport de Bruxelles la vitrine. Pour réaliser cet objectif, avant tout de fierté nationale, des politiques centralisées seront mises en œuvre pendant plusieurs décennies : financement de la Sabena, financement et gestion des infrastructures de l’aéroport de Bruxelles-National, concessions d’exploitation. Force est pourtant de constater que jamais la Belgique n’est parvenue à occuper une place décisive au sein du réseau aérien international, ni même européen. Par ailleurs, la dynamique des activités aériennes sur son territoire a aujourd’hui bien changé et n’a plus rien de comparable avec celle qui prévalait il y a quatre-vingts, cinquante ou même encore trente ans : aujourd’hui, la compagnie nationale n’est plus qu’un souvenir et l’aéroport de Bruxelles n’est qu’un aéroport parmi d’autres en Belgique. Expliquer ce changement de configuration constituera le fil rouge du présent Courrier hebdomadaire
|