| Titre : | Le grand burnout hétérosexuel des femmes (2026) |
| Type de document : | Article : Article de revue |
| Dans : | Le Vif (n°28, du 09 au 16 juillet 2026) |
| Langues : | Français |
| Sujets-matières : |
santé mentale
femme (santé) santé publique |
| Résumé : | Les femmes expriment de plus en plus une forme d’épuisement à l’égard du couple hétérosexuel. Sans pour autant rompre avec l’hétérosexualité. «Mon pire défaut? Je suis hétéro, j’aime le corps des hommes, clame Véronique, 44 ans, proviseure dans un athénée. Ma vie serait tellement plus simple si j’étais lesbienne.» Derrière sa boutade, sans doute inappropriée, se lit de la déception, beaucoup, et tout autant de frustration. Sa déclaration fait aussi écho au concept de l’hétéropessimisme popularisé, en 2019, par le chercheur américain Asa Seresin, dans le magazine The New Inquiry . L’auteur optera, plus tard, pour un néologisme plus incisif: l’hétérofatalisme, qu’il définit comme «l’ensemble des discours négatifs tenus par des personnes hétérosexuelles lorsqu’elles affirment que leur orientation est vouée à être dysfonctionnelle ou source de souffrance». Un terme avant tout synonyme de désenchantement, de dépit croissant: celui d’individus hétérosexuels contraints, par leur orientation sexuelle et le poids des conventions, à entretenir des relations qu’ils désavouent. «C’est un peu comme si j’étais prisonnière d’un désir qui ne me rendra jamais vraiment heureuse», résume Véronique, échaudée par plusieurs histoires éphémères vécues depuis sa séparation, il y a huit ans. |
| Fonds : | Courant |
Exemplaires (1)
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| 106652 | VIF | Revue | Centre de documentation | Salle de lecture | Disponible |

