| Titre : | Plan intrafrancophone de lutte contre les violences faites aux femmes (2025-2029) |
| Type de document : | Brochure |
| Editeur : | Namur : SPW Intérieur et Action sociale, 2026 |
| Format : | 98 pages |
| Langues : | Français |
| Sujets-matières : |
violence sexuelle et sexiste
discrimination programmes / dispositifs / plans d'action droits des femmes |
| Résumé : |
Les violences faites aux femmes demeurent, en Belgique comme ailleurs en Europe, une atteinte majeure et persistante aux droits humains. Malgré l’intensification du débat public, les mobilisations sociales et les évolutions législatives récentes, les chiffres confirment leur ampleur. Selon l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, 78 % des femmes déclarent avoir subi au moins une forme de violence sexuelle sans contact physique au cours de leur vie, tandis que 42 % rapportent des violences sexuelles avec contact physique. Entre 16 et 20 % des femmes affirment avoir été victimes de viol, soit près d’une femme sur cinq. Les résultats de l’enquête européenne sur la violence à l’égard des femmes et d’autres formes de violence interpersonnelle EU-GBV (2021-2022), menée auprès de 5 800 personnes en Belgique, vont dans le même sens : les femmes sont nettement plus exposées que les hommes à l’ensemble des formes de violences interpersonnelles, les violences sexuelles touchant majoritairement les femmes, et dans une majorité de cas, elles sont commises par des hommes connus des victimes. Les violences au sein du couple restent également largement répandues : près d’une
femme sur trois en Belgique a déjà été victime de violences psychologiques, physiques ou sexuelles de la part d’un partenaire ou ex-partenaire intime. L’analyse des résultats de ces études confirme que les violences faites aux femmes constituent un phénomène massif, systémique dont la nature structurelle est fondée sur le genre, la violence à l’égard des femmes étant une manifestation des rapports de force historiquement inégaux entre les femmes et les hommes ayant conduit à la domination et à la discrimination des femmes par les hommes, privant ainsi les femmes de leur pleine émancipation. La réalisation de jure et de facto de l’égalité entre les femmes et les hommes constitue, à cet égard, un élément clé dans la prévention de la violence à l’égard des femmes. Comprendre et combattre ces violences implique d’adopter une approche structurelle et intersectionnelle, c’est-à-dire prenant en compte des situations individuelles pouvant cumuler plusieurs facteurs de vulnérabilité. Toutes les femmes ne sont pas exposées au risque de subir des violences de façon comparable : le handicap, la nationalité, la prétendue race, la couleur de peau, l’ascendance ou l’origine nationale ou ethnique, l’âge, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’expression de genre peuvent constituer des obstacles supplémentaires dans le parcours de protection et d’accompagnement ou de résilience. Sans remettre en cause l’universalité des droits et la neutralité de l’action publique, les politiques publiques doivent tenir compte de ces réalités afin de garantir à chacune un accès effectif à la protection, à un accompagnement adapté et à l’exercice de ses droits. |
| Fonds : | Courant |


