| Titre : | Lutte des classes : l'éternel retour (2026) |
| Auteurs : | Dossier, Auteur |
| Type de document : | Article : Article de revue |
| Dans : | Politique : revue belge d'analyse et de débat (édition par numéros) (N°135, Automne 2026) |
| Article en page(s) : | p.134- |
| Langues : | Français |
| Sujets-matières : |
exclusion sociale
syndicats et/ou associations professionnelles éducation intellectuelle, morale, sociale et culturelle capitalisme |
| Résumé : |
" La lutte des classes n’a pas disparu : elle a changé de forme. Et la réinterpréter à l’aune de ses profondes mutations relève de l’urgence impérieuse pour les forces aspirant à l’émancipation sociale.
Encore faut-il savoir de quoi parle-t-on. Le concept de classe peut revêtir bien des sens selon la définition que l’on en donne, avec autant d’implications en termes de constats et de stratégies politiques (Richard Carrère). Quant à l’affrontement de classes en lui-même, ses ressorts sont souvent méconnus en Belgique – mais peut-être nous surprendrez- vous par vos réponses à notre quiz sur les inégalités ? (Adriano La Gioia) –, de même que son histoire largement rythmée par les organisations syndicales (Renée Dresse). D’ailleurs, la force de ces dernières dans le plat pays en fait des actrices incontournables des nouveaux débats pour l’extension des droits, comme la proposition jugée polémique de démocratiser l’entreprise (Isabelle Ferreras et Felipe Van Keirsbilck). Aujourd’hui, comme par le passé, maintenir les dominations sociales implique de les invisibiliser. La novlangue moralisatrice déployée par le Premier ministre Bart De Wever pour noyer la violence sociale de ses réformes l’illustre à suffisance (Corinne Gobin). De la même façon, l’usage commun de concepts tels que celui de « classe moyenne » a pour effet d’offrir un récit au plus grand nombre en le détournant de toute remise en cause des hiérarchies existantes (Gregory Mauzé). Dans cet affrontement changeant, mais toujours déséquilibré en faveur des possédant·es, comment les catégories laborieuses peuvent-elles reprendre la main ? Les familles politiques qui prétendent parler en leur nom sont, à des degrés divers, confrontées à leur manière aux nouvelles contradictions du clivage capital/travail, notamment face à une droite leur disputant la « valeur travail » (Martin Casier, Zakia Khattabi, Benjamin Pestieau). Les victoires de demain ne se feront pas non plus sans intégrer les luttes antiracistes et féministes au combat historique du mouvement ouvrier (Éléonore Haddioui et Andrea Rea). Elles nécessiteront également de s’adapter aux formes renouvelées de participations politiques des masses (Anton Jäger)". |
| Note de contenu : |
ANALYSE Trois lectures du conflit de classe / RICHARD CARRÈRE ET LUCIE PAUCAR
ANALYSE Quelles définitions pour quelles stratégies ? / RICHARD CARRÈRE ANALYSE Lutte ou entente des classes, d’hier à aujourd’hui / RENÉE DRESSE EN DÉBAT Démocratiser l’entreprise pour dépasser le capitalisme ? / ISABELLE FERRERAS ET FELIPE VAN KEIRSBILCK ANALYSE Austérité : quand les gouvernements invisibilisent le conflit social / CORINNE GOBIN ANALYSE En finir avec la « classe moyenne » / GREGORY MAUZÉ EN DÉBAT Classes en lutte, gauches en débat / BENJAMIN PESTIEAU, ZAKIA KHATTABI ET MARTIN CASIER OPINION Pas d’intersectionnalité sans la classe, pas de lutte des classes sans toutes et tous les opprimé·es / ELÉONORE HADDIOUI ET ANDREA REA ENTRETIEN Comment gagner à l’ère de l’hyperpolitique ? / ANTON JÄGER CONCLUSION Groupons nous... et après ? |
| Fonds : | Courant |

