| Titre : | Science sans conscience n'est que ruine de l'âme : quelques réflexions sur la justice et l'intelligence artificielle (2026) |
| Auteurs : | Michel Nolet de Brauwere, Auteur |
| Type de document : | Article : Article de revue |
| Dans : | Journal des tribunaux (JT) (N°7079, 2026/31) |
| Article en page(s) : | p. 589-601 |
| Langues : | Français |
| Sujets-matières : |
intelligence artificielle (IA)
justice |
| Résumé : | " Prononcée le 1er septembre 2026, la mercuriale du premier avocat général près la Cour de cassation, Michel Nolet de Brauwere, s’interroge sur la place que l’intelligence artificielle est appelée à prendre dans l’administration de la justice. Loin d’en nier les promesses — gain de temps, aide à la recherche, à la rédaction, à la traduction ou au traitement de certains contentieux —, l’auteur met en lumière les risques considérables qui accompagnent son développement. Biais, hallucinations, opacité des algorithmes, atteintes à la confidentialité, dépendance technologique, délestage cognitif, déresponsabilisation et perte d’indépendance pourraient profondément transformer l’office du juge et la pratique de l’avocat. La question n’est dès lors pas de choisir entre le progrès et son refus, mais de déterminer les conditions permettant de mettre l’IA au service de la justice sans lui abandonner ce qui constitue l’essence même de celle-ci. Cela suppose des outils sûrs et indépendants, de la transparence, de la formation, une vigilance déontologique et, surtout, le maintien d’une véritable maîtrise humaine. Car la justice ne saurait être réduite à une production plus rapide et plus efficace de décisions : elle demeure une œuvre d’écoute, de discernement et de responsabilité. Le « juriste augmenté » ne peut devenir un juriste diminué". |
| Fonds : | Courant |

